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Depuis 2004, la régionalisation du mode
de scrutin instaure une nouvelle donne.
En tant que députés européens, en effet, nous
étions, jusqu'à cette date élus d'un genre
un peu particulier : à peu près totalement
inconnus de nos électeurs, nous faisions figure,
en quelque sorte, de parlementaires « hors
sol », comme ces tomates dont les racines
poussent dans des bains de sérum physiologique.
Désormais, nous sommes des parlementaires
comme les autres, affectés à une « circonscription
».
Vivant et travaillant en Dordogne, j’ai été
investie dans l’Euro-région Sud-Ouest.
Au cours de mon premier mandat, je me suis
efforcée, déjà, de faire beaucoup de « terrain
». Je suis consciente de la difficulté
à faire naître - ou renaître - la flamme européenne
dans le cœur de nombre de nos concitoyens,
critiques à l’égard d’une Europe qu’ils jugent
excessivement normative, surtout lorsqu’elle
se mêle de réglementer par le menu leur vie
quotidienne. Que n’ai-je pas entendu sur cette
fameuse directive qui, de la Finlande à Gibraltar,
régit le calendrier de la chasse aux oiseaux
migrateurs ou sur les craintes relatives à
une interdiction potentielle du gavage des
oies ?
J’ai donc acquis la conviction que ce défaut
de légitimité ne pourrait être comblé que
si l’Europe parvenait à s’incarner dans la
richesse humaine de ses terroirs et les potentialités
économiques de ses territoires.
J’ai mesuré l’ampleur du rejet qu’inspire
l’Europe aux citoyens, lorsqu’au nom de la
suprématie du marché elle démantèle impitoyablement
leurs services publics et fait planer sur
leur emploi le spectre des délocalisations
d’entreprises. Mais j’ai éprouvé, aussi, leur
immense soif de savoir, de comprendre le fonctionnement
d’institutions jugées complexes et opaques.
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J’estime que mon devoir de députée européenne
socialiste relève, d’abord, de l’ordre de
la pédagogie politique. Je me suis efforcée
d’expliquer que tout ce qui ne va pas dans
notre beau pays n’est pas forcément le fruit
de décisions européennes, mais souvent le
résultat de l’incurie de nos gouvernements
nationaux.
L’Europe n’est pas le rouleau compresseur
aveugle, sur lequel les citoyens ne
peuvent avoir aucune prise, mais le
produit d’un rapport de force politique
entre des conservateurs et des progressistes,
entre une droite et une gauche, et surtout,
entre des libéraux et des anti-libéraux.
C’est à la lumière de l’ensemble de
cette expérience de députée sortante
que j’ai construit ma campagne pour
les élections de juin 2004. Les cinq
départements d’Aquitaine sillonnés jour
après jour, quinze mille kilomètres
parcourus en cinq semaines, plus de
2500 militants rencontrés, près de 30
réunions publiques, des centaines de
rencontres passionnantes : éleveurs,
pêcheurs, tabaculteurs, fraisiculteurs,
salariés de l’aéronautique, de l’industrie
chimique, gaziers, cheminots, hospitaliers,
étudiants, enseignants, chercheurs…
Elue une nouvelle fois en 2004, j’ai
pris l’engagement de poursuivre ce travail
de terrain et de porter haut les couleurs
de l’Aquitaine.
C'est pourquoi, j'ai installé ma permanence en bergeracois :
Bureau Aquitaine
24, rue de la Résistance
24100 Bergerac
tel: 05 53 24 72 28
fax: 05 53 24 72 28
Emmanuel.Espanol@wanadoo.fr
aquitaine@beatrice-patrie.org
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Industrie de pointe
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Culture et modernité : Musée de la Préhistoire aux Eyzies |
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Le pays des Bastides |
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Bergerac
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